MILLESIME 2015

Parfaits ! En 2015, les raisins étaient juste parfaits. Etat sanitaire irréprochable et maturité optimale, voilà le duo gagnant de cette année. Magnifiques, les équilibres des vins portent la fantastique richesse aromatique de ce millésime. La bonne humeur, déjà perceptible lors des vendanges, s’est transformée en réel bonheur au fil des vinifications et des premières dégustations. La grande homogénéité qualitative et la concentration exceptionnelle observées du nord au sud, présagent d’un millésime légendaire.

Après une floraison précoce et un été très chaud et sec, arrosé de quelques pluies bénéfiques en août, les vendanges ont été lancées dès la fin août au sud de la Bourgogne. La sérénité prédomine au vue de la très belle matière première déjà récoltée ou encore sur pied. Le beau temps général éloignant tout risque de maladie, chaque vigneron peut choisir sa date de récolte en visant la maturité idéale.

Même si le temps sec de l’année aura quelques petites conséquences sur les volumes récoltés, la Bourgogne est à son top niveau !

Les vignobles de Chablis, Irancy et Saint-Bris ont cependant été partiellement touchés par la grêle dans la nuit du 1er septembre. Si l’émotion est très vive, les dégâts sont limités. L’orage a suivi un couloir étroit, épargnant la plus grande partie des parcelles. Les vignes concernées peuvent être vendangées au plus vite, les raisins étant mûrs. Le retour d’un temps sec et frais évite la détérioration sanitaire et qualitative.

2015 s’annonce donc comme un très grand millésime pour toute la Bourgogne.

Vins blancs

Déjà très expressifs, avec de belles notes de fruits d’été, les vins blancs, d’une grande pureté aromatique, s’équilibrent par une incroyable fraîcheur et richesse en bouche. Cette harmonie plaira aux plus pressés, tout en se bonifiant avec le temps.

Vins rouges

Des couleurs intenses et brillantes, en un mot, éclatantes ! Ces vins plein d’énergie dévoilent des arômes d’une complexité incomparable, avec des notes de fruits rouges, mûrs et charnus. Les tanins soyeux et ronds, reflets d’une maturité absolue, leur confèrent équilibre et élégance. Un très grand millésime déjà gourmand, qui se révèlera au fil des années !

Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne – Novembre 2015 (Extraits)


MILLESIME 2014

Ce millésime s’annonce comme très bon et les volumes sont là, même s’ils ne combleront pas totalement le manque de stock. Après une nouvelle année météo surprenante, septembre, fidèle à sa réputation, a pleinement joué son rôle. Les raisins récoltés honorent déjà de belles promesses, avec de très jolis équilibres et des couleurs intenses. Les volumes marquent le retour à la normale pour beaucoup, malgré des disparités suivant les secteurs.

Le 28 juin, la Bourgogne est touchée par un violent orage de grêle. Les dégâts sont parfois considérables, en particulier sur certaines appellations de la Côte de Beaune et dans le secteur de Lugny. Ces vignobles, souvent impactés pour la deuxième ou troisième année consécutive, voient leurs espoirs de bons rendements s’envoler.

Avec l’été, le soleil semble parti vers d’autres contrées. L’avance acquise en début de cycle n’est plus d’actualité. Cependant, malgré la météo humide et fraîche, la maturation démarre sur un bon rythme fin août. Le soleil, accompagné du vent du Nord, revient dès les premiers jours de septembre. Ce sont des conditions idéales pour une maturation optimale des raisins et le maintien d’un bel état sanitaire.

La Bourgogne, comme les autres vignobles, a connu quelques foyers de pourriture acide. Les parcelles de Pinot Noir concernées ont fait l’objet d’un tri rigoureux, à la vigne comme en cuverie. Ce phénomène ponctuel et localisé reste une exception dans une année globalement très saine. Mi-septembre, les vendanges débutent sous le soleil et dans la bonne humeur. Les raisins mûrs, sains et aromatiques rejoignent les caves. Les cuvaisons se déroulent sans encombre et la fermentation alcoolique démarre spontanément. Le début de l’automne, très doux, permet aux fermentations malolactiques de s’enclencher rapidement.

Vins blancs

2014 sera une année excellente pour les vins blancs en Bourgogne. Les raisins, d’une maturité optimale grâce au soleil de septembre, sont d’ores et déjà vinifiés. Ils dévoilent des équilibres parfaits. Leur caractère ciselé et précis présagent d’un beau potentiel de garde.

Vins rouges

Des couleurs intenses, un nez fruité, de la concentration en bouche et des tanins souples et plaisants, ces vins rouges expriment de belles notes de fruits frais. Tout en finesse, ils laissent entrevoir tous les atouts des grands vins rouges de Bourgogne.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne – Novembre 2014 (Extraits)


MILLESIME 2013

"Maxi qualité, mini quantité… "

Avec des conditions météorologiques assez inédites, notamment en termes de cumuls de précipitations, et capricieuses au niveau des températures, le millésime 2013 aura encore une fois nécessité une attention de tous les instants, jusqu’à la récolte, afin de préserver le potentiel œnologique des raisins.

Après un premier trimestre plutôt froid, notamment en février, le début du printemps ne dénote pas et il faut attendre la deuxième décade d’avril pour retrouver des températures conformes aux normales saisonnières. La reprise du cycle végétatif de la vigne débute alors, mais il est très vite perturbé par un nouveau rafraîchissement.

La fraîcheur persiste en mai et la floraison s’enclenche tardivement en juin. 2013 se situe alors, en termes de floraison, comme le millésime le plus tardif de ces 20 dernières années, avec un retard d’environ trois semaines.

Les conditions climatiques avant et pendant floraison provoquent 3 incidents physiologiques : le filage, la coulure et le millerandage. La conséquence majeure est une diminution potentielle du volume de la récolte. Ce premier semestre est également accompagné de nombreuses précipitations.

Fort heureusement, l’été tient ses promesses du côté des températures. Néanmoins, juillet sera également bien arrosé. La Côte de Beaune subit un violent orage de grêle le 23 juillet, occasionnant des dégâts avec des pertes allant de 10 à 100 %. La véraison ne s’enclenche véritablement qu’après le 15 août, avec le retour d’un temps ensoleillé et chaud. La maturation se poursuit donc sous des conditions météorologiques plus favorables mais sur un rythme assez lent. Il faut donc s’armer de patience pour pouvoir récolter les raisins à une maturité optimale.

L’invité de dernière minute a été le Botrytis qui a connu un développement important fin septembre, avec le retour du temps doux et humide. Le choix de la date de vendange aura été un compromis de façon à avoir la maturité la plus avancée et le moins de pourriture possible. Au final, donc une petite récolte, mais quid de la qualité ?

Vins blancs

Les années difficiles comme 2013, sont plus aisées à vinifier qu’en rouge. Pour les chanceux qui ont récolté avant que les raisins « tournent », la qualité sera au rendez-vous. Un millésime qui sera donc tout en nuance. Il y a des vins blancs majoritairement équilibrés mais plus tendres que 2012. Les vins développent des arômes agréables d’agrumes et de fruits à chair jaune et blanche. Une tension bienvenue leur confère de la fraîcheur en fin de bouche.

Vins rouges

Pour le Pinot Noir, bien que la récolte soit une fois de plus en-dessous de la normale, en contrepartie, le millerandage de par la petite taille des baies et un ratio pellicule/pulpe élevé a permis d’obtenir de belles couleurs. Le résultat final est plus qu’honorable pour les meilleurs, avec un bel équilibre, des nez nets et expressifs. Les vins sont tendres, faciles et fruités dans un style qui convient bien à notre région. Les couleurs ont une stabilité surprenante.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne – Mars 2014 (Extraits)


MILLESIME 2012


"Maxi qualité, mini quantité… "

2012 restera dans les mémoires du point de vue météorologique et sanitaire ainsi que par rapport à la faiblesse de sa récolte. La qualité du millésime est par contre au rendez-vous.


Après un mois de janvier plutôt doux, février marque le contraste notamment avec sa première quinzaine, froide et sèche. La douceur de fin mars favorise une reprise rapide d’activité de la vigne, plaçant alors le millésime 2012 comme un des plus précoces en termes de débourrement. Mais la fraîcheur s’installe début avril, ralentissant et perturbant l’évolution des parcelles plus tardives. Les premiers incidents de l’année débutent par des dégâts de gel les 13 et 16-17 avril, avec des intensités variables en fonction de l’état d’avancement de la végétation.

La dernière décade de mai se caractérise par un temps quasiment estival : les parcelles les plus précoces enclenchent leur floraison. Un temps plus chaotique s’installe ensuite en juin, perturbant l’évolution de la floraison. À ce stade, 2012 perd de son avance et la mi floraison se situe entre celles de 2010 et 2005. Plusieurs orages de grêle interviennent au cours de cette période (les 30 mai, 2-3 juin et 7 juin), entraînant des dégâts variables, mais parfois conséquents sur le feuillage. Les conditions climatiques intervenues au cours de la floraison ont entraîné des phénomènes de coulure et millerandage, parfois très importants. Le volume de la récolte s’annonce alors parmi les plus petites récoltes, voisin de 2010.

Mais plusieurs accidents climatiques surviennent ensuite : un nouvel orage de grêle localement violent le 1er août, principalement sur les Côtes et Hautes Côtes de Beaune, et des phénomènes d’échaudage, provoqués par des températures élevées dans la semaine du 23 au 30 juillet et celle du 15 août, entraînant des pertes de récolte supplémentaires.

La première quinzaine de septembre est relativement belle et permet aux parcelles de poursuivre la maturité.

Les premières vendanges débutent vers le 20 septembre, notamment par les Crémants. La fin du mois de septembre est ponctuée par une alternance de périodes assez belles avec d’autres, plus fraîches, mais de très beaux jours reviennent dès début octobre. Finalement, les raisins atteignent une bonne richesse en sucres en fin de maturité, dans la plupart des situations. Au niveau sanitaire, les ravageurs ont été discrets, n’entraînant que peu de dégâts. Seule la recrudescence de symptômes de la Flavescence dorée, notamment en Saône-et-Loire, a et va nécessiter de nouvelles prospections ainsi que l’élargissement des périmètres de lutte obligatoire. Par contre, en ce qui concerne les maladies cryptogamiques, mildiou et oïdium se sont déchaînés sur le vignoble, à la faveur du printemps et de l’été pluvieux.

Vins blancs

Les vins blancs sont expressifs et dévoilent des notes de fruits frais et d’agrumes. Francs, ils offrent de très beaux équilibres en bouche. Ce millésime classique s’illustre par sa finesse et sa belle concentration. Certains vins, dotés d’une magnifique complexité et structure parfaite, pourront attendre quelques années.

Vins rouges

Les vins rouges sont d’une couleur rouge profonde, dense. Ils exaltent des arômes de fruits rouges, riches et intenses. Les tanins, mûrs et soyeux, leur confèrent une belle harmonie en bouche.

Crémant de Bourgogne

Les raisins de Crémants ont atteint une maturité parfaite, alliant richesse en sucres optimale et belle acidité. Les vins de base de Chardonnay et Pinot Noir sont fruités et présentent un très bel équilibre.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne – Mars 2013 (Extraits)


MILLESIME 2011

2011 restera dans les mémoires, non seulement pour sa précocité, mais également pour sa climatologie singulière.

Cette année, l’élégance et la gourmandise des vins mettent particulièrement en valeur la richesse et la diversité des Bourgognes.


La relative douceur des premiers mois de l’année permet une reprise rapide de la végétation à partir de la fin mars. Le week-end exceptionnellement beau et chaud des 2 et 3 avril favorise un éclatement rapide des bourgeons, positionnant le stade mi- débourrement parmi les plus précoces après 2007. La douceur perdure jusqu’à la floraison.

Si ces températures supérieures aux normales saisonnières sont une aubaine en ce qui concerne les maladies et ravageurs de la vigne, le corollaire est le déficit hydrique de plus en plus marqué. En effet, les cumuls de précipitations pour les 5 premiers mois de l’année présentent un déficit de près de 50 % par rapport aux normales. Cette situation laisse craindre alors des situations de stress hydrique précoce. Les premières pluies de fin mai et début juin permettent au cycle végétatif de prendre un nouvel essor. Toutefois, les averses orageuses de début juin sont parfois accompagnées de grêle, entraînant localement des dégâts notamment dans l’Yonne. La similitude avec 2007 est toujours d’actualité. La situation se dégrade à partir du 7 juillet avec l’arrivée d’une période d’instabilité composée d’averses orageuses et de températures fraîches, qui se maintiendront jusqu’en fin de mois. Au mois d’août s’installe une alternance de périodes chaudes et de périodes plus fraîches, ponctuée de 4 épisodes orageux majeurs : les 6, 14, 17 et 26 août.

 

A ce stade, la détermination d’une date de vendange est pour le moins délicate, le choix devant se faire entre l’état de maturité et l’état sanitaire des raisins, le tout en fonction des prévisions météorologiques alors plutôt pessimistes. Néanmoins, malgré des conditions climatiques capricieuses, la maturation des raisins suit son cours. Les vendanges débutent doucement aux environs du 20 août pour les Crémants et les parcelles les plus précoces. Après les derniers épisodes pluvio-orageux des 24, 25 et 26 août, les températures remontent progressivement pour dépasser les normales saisonnières en septembre.

 

Les secteurs ou cépages plus tardifs profitent pleinement de ce mois de septembre particulièrement beau, chaud et sec pour parfaire leur maturité. En dépit des conditions climatiques perturbées de l’été, les raisins ont profité des périodes de beau temps pour atteindre une bonne maturité. Même si les teneurs en sucres ne sont pas parvenues à des valeurs exceptionnelles, elles sont correctes. La principale caractéristique du millésime 2011 réside dans un équilibre sucres / acidité de très bonne qualité.

 

Vins blancs

Fin novembre, les vins blancs se caractérisent par une grande pureté aromatique et des arômes d’agrumes nets et francs accompagnés de quelques notes florales. Le bel équilibre perçu à la dégustation des baies se confirme et est renforcé par une belle rondeur en bouche.

Vins rouges

 

Les vins rouges sont gourmands et fruités avec de belles robes d’un rouge très intense. Une large palette aromatique est représentée suivant les secteurs. En bouche, fraîcheur et équilibre sont ressentis. Les tanins sont ronds, souples, élégants.

 

Crémant de Bourgogne

Pour les Crémants, les vins de base issus de Chardonnay présentent des arômes de pêche blanche et de pamplemousse. L’Aligoté offre des notes acidulées et légères. Le Pinot Noir donne des vins de base structurés et colorés. Le Gamay révèle des vins de grande qualité, aux arômes de fruits rouges intenses.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne – Janvier 2012 (Extraits)


MILLESIME 2010


"Le millésime de l’exigence "


Le millésime 2010 en Bourgogne est une réussite en dépit de conditions climatiques délicates. 2000 ans d’histoire ont en effet permis à la vigne et aux hommes de s’adapter, en Bourgogne, à toutes les situations. Loin d’être un hasard, cette longévité est la preuve que la vigne a trouvé dans ce vignoble septentrional une terre de prédilection, tout en s’adaptant aux variations climatiques.

Ici, faire du vin est un art qui ignore la facilité.


Les vignerons bourguignons savent faire preuve de discernement, d’une grande capacité d’adaptation et de savoir-faire pour obtenir le meilleur de chaque millésime. Les outils de pointe de prévisions météorologiques, les contrôles analytiques et la dégustation des baies constituent autant d’éléments pour anticiper et raisonner chacune des étapes déterminantes menant à la récolte.

La dégustation des baies a été particulièrement cruciale cette année, permettant un suivi à la parcelle de l’évolution du potentiel aromatique, point fort de ce millésime. Ici, le niveau de maturité et l’état sanitaire ont primé pour le choix de la date de récolte. Si habituellement les vendanges se font par couleur (traditionnellement rouge puis blanc), les vignerons, soucieux de la qualité, ont alterné entre parcelles rouges et blanches.

Les petits rendements obtenus résultent à la fois de la maîtrise de la taille par les viticulteurs, de la coulure et du millerandage engendrés par les conditions climatiques du printemps et du tri pratiqué à la vigne comme à la cave. Les vinificateurs ont ensuite su ajuster leur technique à la matière première récoltée pour en révéler le bel équilibre sucre-acidité, sans dénaturer l’expression aromatique.

Nul doute que les Bourgogne 2010 réservent de belles surprises aux amateurs de vins ! Les vendanges ayant pris fin début octobre, il est encore trop tôt pour juger définitivement les vins de ce millésime, même si quelques traits dominants se dessinent dès à présent.

Vins blancs

Du nord au sud de la Bourgogne, les vins blancs laissent percevoir toute la palette d’expressions du Chardonnay de Bourgogne, souvent copié, jamais égalé ! Ces vins équilibrés s’apprécient pour leur fraîcheur et leur pureté. La minéralité, présente en bouche, illustre la typicité des terroirs bourguignons. Ils reflètent l’élégance et la finesse des grands classiques de la Bourgogne.

Vins rouges

Les nuances olfactives des vins rouges se situent dans le registre des fruits rouges et fruits frais. Ces vins très parfumés présentent également une jolie couleur rouge cerise. En bouche, ils dévoilent des tanins soyeux et une belle harmonie entre acidité et rondeur. La sensation de fraîcheur persistante traduit parfaitement l’expression du Pinot Noir en Bourgogne.

Crémant de Bourgogne

Le millésime 2010 présente des jus de belle qualité pour les deux cépages Chardonnay et Pinot Noir. La qualité des raisins a permis une extraction tout en douceur donnant des vins de base présentant des acidités sans excès, une expression aromatique intense et une belle maturité.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne – Novembre 2010


MILLESIME 2009


"Magnifique Bourgogne!"


En 2009, la vigne a pu profiter de conditions idéales durant tout son cycle et, plus particulièrement, lors de sa phase de maturation, baignée de lumière. Soleil et chaleur se sont, en effet, illustrés tout au long des mois d’août et de septembre, donnant une matière première extraordinaire révélée au cours des vinifications. Au lendemain de celles-ci, le caractère authentique de ce millésime est déjà perceptible.



Début septembre, les vignes arboraient des raisins d’une maturité parfaite, avec de splendides équilibres sucres/acidité/arômes. Jusqu’à la récolte, la météo estivale a permis de maintenir un excellent état sanitaire au sein du vignoble. La vigilance est restée de mise, afin de surveiller l’évolution rapide des baies. Il était primordial de réaliser très régulièrement des contrôles de maturité. Néanmoins, le choix de la date de récolte et les vendanges se sont faits dans la sérénité, en fonction du vin que chaque vinificateur souhaitait créer. Chaque vigne a ainsi pu être récoltée au moment le plus opportun. Les premières dégustations dévoilent d’ores et déjà des vins à la hauteur de la qualité des raisins ramassés, où chaque personnalité et chaque « climat » s’expriment avec élégance.

Vins blancs

Un très beau profil aromatique se dessine déjà, alors que certains blancs n’ont pas encore fini leur fermentation alcoolique. Les vins se structurent sur la rondeur et l’amplitude, avec une vivacité qui leur confère une très belle harmonie. Cette année, plus encore que sur d’autres millésimes, chaque vin est le reflet de son terroir d’origine.

Vins rouges

Séduisants dès le premier regard, ces vins affichent de très belles robes d’un rouge profond et brillant. Tout aussi flatteurs, les arômes de fruits rouges et noirs bien mûrs sont exaltés par la présence de notes épicées qui se développent à mesure que le vin s’ouvre. En bouche, le plaisir des sens est complet. En effet, dès l’attaque, la complexité est perceptible dans l’ampleur que prend le vin. Puis, un bel équilibre se dévoile, soutenu par des tanins ronds et soyeux. En finale, ces vins riches et d’une belle longueur laissent une sensation de plénitude.

Crémant de Bourgogne

Vendangés tout début septembre, les raisins destinés au Crémant de Bourgogne présentaient déjà un potentiel aromatique très important, tout en conservant l’acidité nécessaire à leur fraîcheur, caractères qui se retrouvent aujourd’hui dans les vins.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne – Novembre 2009


MILLESIME 2008


"L'échappée belle des vins de Bourgogne"


Le millésime 2008 a été marqué par une météorologie instable, qui a requis toute l'expérience des viticulteurs. Ils ont su se montrer vigilants dès le printemps et attendre le moment opportun pour récolter.

Cette année, la vigne a pu profiter du retour de belles conditions à la mi-septembre. A partir du 14, le soleil et le vent du nord ont permis au raisin d'atteindre sa pleine maturité pour les vendanges. L’appréhension, sensible dans le vignoble, a alors laissé place au soulagement. Certains vignerons n'hésitent pas à qualifier de miraculeux ce retournement de situation tant attendu.

 




Les viticulteurs, ayant porté une attention soutenue à leurs vignes, ont pu contenir le développement des maladies. Renonçant, comme l'an passé, à une partie de leur récolte au bénéfice de la qualité, les vignerons ont choisi de pratiquer un tri minutieux. Cette volonté, associée à des rendements modérés, a conduit à un volume de récolte inférieur à la moyenne.

Il est encore trop tôt pour dresser le portrait définitif de ce nouveau millésime à peine mis en fûts. Cependant, aux vues des premières dégustations, les efforts consentis, conjugués aux bons auspices de dame nature, laissent entrevoir un millésime de belle tenue.

Vins blancs

Les vins blancs de 2008, francs et purs, sont caractérisés par une acidité prononcée, joliment équilibrée par une belle maturité. La complexité des arômes perçus trouve son pendant dans la vivacité et la fraîcheur exprimées en bouche.

Ces vins puissants s'inscrivent dans la lignée des grands classiques de la Bourgogne.

Vins rouges

Les vins rouges sont la véritable révélation de ce millésime ! Des couleurs profondes, des arômes fruités, des tanins ronds et soyeux : ces vins concentrés et complexes offrent, d'ores et déjà, beaucoup de plaisir à ceux qui les dégustent.

Bien structurés, ils présentent un beau potentiel de garde.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne – 14 novembre 2008.


MILLESIME 2007


"Patiente et sur-mesure"

 

Après les doutes et inquiétudes d'un été automnal, le soulagement s'est imposé à travers la Bourgogne dès le début des vinifications, du fait de la grande qualité des moûts dégustés. Cette belle surprise récompense les efforts consentis par les professionnels bourguignons qui n'ont pas hésité à effectuer, lors des vendanges, un tri efficace, digne d'un travail de haute couture.

 


Les températures fraîches et le travail minutieux des professionnels ont permis de résister aux agressions climatiques. En effet, à la vigne comme en cuverie, les viticulteurs ont sélectionné chaque baie et ajusté leurs itinéraires de vinification, pour ne garder que la quintessence des Pinot Noir et des Chardonnay, cépages rois de la Bourgogne !

La tendance du millésime 2007, est de proposer des vins à la fois très actuels et fidèles aux grands modèles classiques de la Bourgogne. Les novices pourront s'initier au plaisir de ces vins, alors que les amateurs retrouveront dans chaque cuvée l'esprit des grands Bourgognes tout autant que le talent de chaque créateur-vinificateur.

Ces vins, sophistiqués mais accessibles, pourront se boire assez rapidement tant ils sont déjà agréables à déguster.

Vins blancs : une grande pureté des saveurs

Ayant profité des rayons du soleil jusqu'à la mi-septembre, le millésime 2007 en blanc affiche une remarquable typicité.

Cette année, en Bourgogne, le Chardonnay dévoile toutes ses facettes. Les vins de Chablis marqués par une minéralité caractéristique, restent vifs avant leur fermentation malolactique. Au sud de la Bourgogne, les vins blancs du Mâconnais et de la Côte Chalonnaise, vendangés plus tard, ont pu gagner en opulence et en diversité aromatique. En Côte de Beaune et Côte de Nuits, l'élégance et l'harmonie, prédominantes, traduisent la subtilité de chaque terroir, renouant ainsi avec les millésimes classiques de Bourgogne.

Vins rouges : un éclat de fraîcheur

Le millésime 2007 offre des saveurs de fruits rouges frais et friands. La gourmandise des arômes perçus au premier nez trouve tout son pendant en bouche par l'amplitude, la rondeur et la finale soyeuse de ces vins de plaisir. La maturité des pellicules a permis aux vinificateurs, attentifs, de modérer les extractions, construisant une structure tout en finesse.

De plus, l'acidité présente au moment de la récolte, due essentiellement à d'importantes concentrations en acide malique, disparaît au cours de la fermentation malolactique, contribuant au juste équilibre en bouche.

Les vins arborent de belles robes rouges cerise agrémentées de quelques reflets violacés, caractéristiques des millésimes frais.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne – 16 novembre 2007


MILLESIME 2006


"La personnalité des Bourgogne fait la différence"

 

Charmeur. Tel est le qualificatif qui revient le plus lorsque l’on évoque le nouveau millésime en Bourgogne. Après une année marquée par une grande « fantaisie » météorologique et presque deux mois après les vendanges, La Bourgogne respire. 2006, millésime prenant qui a exigé une attention de tous les instants, tant à la vigne que dans les cuveries, excelle sur les blancs et étonne sur les rouges.



« A l’instar de la floraison qui s’est concentrée sur à peine quelques jours, les vendanges n’ont pas connu leur étalement habituel sur l’ensemble des vignobles de Bourgogne », confie Michel Baldassini, Président du B.I.V.B.

Organiser les vendanges n’a pas été simple, anticiper la date de celles-ci s’étant révélé particulièrement ardu. En effet, le soleil de septembre a fait mûrir soudainement les grappes qui avaient paressé en août.

S’il a fallu soigner le tri ; le résultat est d’ores et déjà prometteur, particulièrement grâce au savoir-faire des vignerons et des vinificateurs. En effet, plus encore que les autres années, la conduite de la vigne et les choix de vinifications ont été primordiaux.

2006 est une année qui n’a cessé de surprendre, depuis ses conditions climatiques jusqu’aux vins obtenus. Ils s’élaborent désormais paisiblement, promettant de belles et agréables dégustations.

Les vins blancs :
Tout en séduction, ils promettent d’être excellents. Souples et pleins de fraîcheur, ils se révèlent déjà très expressifs et fruités en bouche, avec beaucoup de richesses. Leurs arômes évoquent les agrumes, les fruits blancs et les fleurs, avec des notes de fruits confits quand les degrés sont plus élevés. Chablis exprime à merveille sa minéralité typique.
On notera une belle homogénéité qualitative de Chablis à Mâcon et le respect de la spécificité des différents vignobles.

Les vins rouges :
La Bourgogne présente globalement des vins de belle qualité avec cependant plus d’homogénéité en Côte de Nuits et dans l’Auxerrois.
Les robes arborent de belles couleurs intenses. En effet, grâce aux analyses sur raisins des teneurs en anthocyanes (molécules contenues dans la peau du raisin qui apportent la couleur rouge) et de leur extractibilité, les vinificateurs ont bénéficié de précieuses indications qui leur ont permis de choisir les techniques les mieux adaptées pour révéler ce potentiel. A la veille des vendanges, les teneurs en tanins étaient assez élevées. Aussi, les dégustations régulières en cours de macération ont permis d’ajuster la durée de celles-ci de manière à élaborer des vins équilibrés. Le tri de la vendange, facteur déterminant cette année, a indéniablement fait partie des paramètres de la qualité des vins rouges.
Fins et élégants pour certains, on trouve d’autres vins charnus avec plus de corps, ce qui laisse présager d’un bon caractère de garde. Les arômes flirtent avec les fruits rouges (framboises, myrtilles), tantôt avec la cerise, les épices et le cacao.

On voit ainsi récompensés les efforts de qualité menés de concert par l’ensemble des acteurs de la filière vins de Bourgogne.

Source: Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne


MILLESIME 2005


"Les espoirs ont laissé place aux certitudes"



2005 est une année qui offre à la Bourgogne de très grands vins blancs, d’une richesse et d’une finesse hors du commun, et des vins rouges superbes, tout en structure et en séduction.



La richesse de ces vins exprime parfaitement la diversité de nos terroirs. La très grande qualité des vins obtenus est avant tout le fruit de raisins bien mûrs et d’un parfait état sanitaire. A ce titre, grâce à des conditions climatiques presque idéales, 2005 est une année référence. Au moment des vendanges, les baies de chardonnay et de pinot noir (les deux principaux cépages de Bourgogne) étaient belles et succulentes. Le chardonnay présentait de belles grappes dorées, aérées, gorgées de sucre et le pinot noir, des grappes compactes et très colorées, caractéristiques des plus grandes années. En raison d’une faible pluviométrie et du vent du nord, l'état sanitaire était remarquable et n'a pratiquement nécessité aucun tri.

Les vendanges se sont déroulées sereinement, sous un soleil radieux, ce qui a permis aux vignerons d’attendre la maturité optimale en fonction des cépages et de la situation des parcelles. Les richesses en sucre des raisins ont atteint des niveaux très satisfaisants, souvent élevés, avec d’excellents indices de maturité, témoins d’un bon équilibre sucres/acidité que l’on retrouve dans les vins.

Les pellicules épaisses des raisins rouges ont emmagasiné une grande quantité de polyphénols (couleur et tanin), aux bienfaits démontrés et reconnus pour la santé. Les vinifications se sont déroulées de façon idéale.

A la mi-novembre :
Les vins blancs, encore en fermentation, révèlent déjà une richesse et une complexité aromatique extraordinaires et d'une grande finesse (notes de poire et de pêche avec quelques nuances de pamplemousse mûr). En bouche, les vins ont beaucoup d’ampleur. Le moelleux et l’acidité sont en parfaite harmonie et mettent en valeur l’élégance et la fraîcheur du chardonnay.

Les vins rouges possèdent des robes grenat soutenues et très profondes. Ils offrent un concentré d'arômes de fruits (myrtille, cassis, cerise, fraise des bois) et d'épices (poivres) très variés. En bouche, le fruit est associé à des tanins ronds et fins enrichis d'une touche d'acidité qui assurent une belle longueur. La structure puissante et élégante laisse présager un bon potentiel au vieillissement. Pour les domaines, caves coopératives et maisons de Bourgogne, 2005 est sans aucun doute un millésime de grande classe qui promet de belles révélations aux consommateurs.


Source: Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne


MILLESIME 2004


 

"Une belle récolte en perspective"


Les vendanges ont commencé en Bourgogne le 13 septembre, dans le Mâconnais et la Côte chalonnaise, sous un temps clément tant attendu par les viticulteurs après un été placé sous le signe de l'instabilité climatique.



Ces conditions ont ralenti la véraison, perturbé le début de la maturation et favorisé le développement de l’oïdium. Heureusement, le retour d’une longue période de chaleur et d’ensoleillement dès les premiers jours de septembre a eu pour effet d’accélérer le processus de maturation avec une forte augmentation des sucres.

Ce temps estival accompagné de vent chaud et sec a également permis de maintenir les vignes dans un état sanitaire satisfaisant.
Les orages de grêle ont malheureusement meurtri un nombre important de parcelles de vigne dans le Mâconnais et les vignobles de la Côte-d’Or à différents stades du cycle végétatif. Contrairement à 2003, la nature s’est montrée généreuse et les vignerons ont dû procéder à d'intensifs travaux en vert pour contrôler les rendements, enlever les grappes blessées ou effeuiller.

À la mi-septembre, les estimations situaient le volume de la future récolte à un niveau supérieur d’environ 10 % à une récolte moyenne.

Alors que les millésimes 2002 et 2003, particulièrement réussis en Bourgogne, se dégustent avec plaisir en ce moment, il est encore trop tôt pour définir le profil du futur millésime 2004.

Il faudra attendre les nombreuses occasions de dégustation du mois de novembre à Beaune, à Chablis et dans l’Auxerrois pour se faire une première idée des qualités du millésime 2004.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne


MILLESIME 2003


 

2003 est une année comme la Bourgogne n’en avait pas connu depuis longtemps. Il faut en effet remonter à plus de deux siècles pour trouver des conditions climatiques aussi chaudes et un millésime aussi précoce. Résultats : des raisins sains et bien mûrs qui ont donné des vins colorés, fruités, riches, bien structurés, qui expriment tout le caractère des terroirs bourguignons.



Les conditions climatiques exceptionnelles de « cette année de feu » n’ont pas trop perturbé le cycle végétatif de la vigne. De fortes gelées, début avril, ont réduit le potentiel de production sur de nombreuses parcelles de vigne. La floraison s’est montrée précoce et s’est déroulée rapidement.

Dès la fin du mois de mai un temps particulièrement chaud, sec et ensoleillé s’est installé sur la Bourgogne jusqu’à la fin des vendanges. Grâce à de bonnes réserves en eau constituées au cours de l’hiver et à quelques précipitations estivales, la vigne a peu souffert de la sécheresse et nous a étonnés par ces facultés de résistance. La véraison et la maturation des raisins ont débuté très tôt.

Entre le 4 et le 11 août, au plus fort de la canicule (plus de 40°C), les teneurs en sucres ont progressé de façon spectaculaire avec une baisse des acidités. A partir des résultats des contrôles de maturité, les organismes techniques de Bourgogne et les vignerons ont su se mobiliser rapidement pour préparer la vendange. Selon, les situations géographiques et l’âge des vignes, les vignerons ont étalé la récolte pour bénéficier de la maturité optimum et d’un état sanitaire parfait.

Les premières grappes ont été récoltées le 13 août dans le sud de la Bourgogne. De souvenir de vignerons, on n’avait jamais vu cela.

En rouge comme en blanc, les vinifications ont demandé beaucoup d’attention. De la récolte jusqu’à la fin des fermentations, les vignerons ont mis en œuvre tout leur savoir-faire pour maîtriser les températures afin de valoriser le potentiel exceptionnel des raisins. En raison de conditions climatiques hors normes, la récolte 2003 est inférieure de 20% à une récolte normale (1,2 million d’hectolitres pour l’année 2003).

Premières impressions de dégustation à la mi- novembre :

Les vins rouges présentent des robes très soutenues avec des couleurs chatoyantes. Le nez, d’une belle complexité, est un concentré de fruits rouges très mûrs et de fruits noirs avec des notes épicées (mûres, myrtilles, cassis). En bouche, les vins sont riches et charnus. Le couple anthocyane-tanin (couleur-matière) leur confère une structure solide et bien équilibrée qui les destine à un bel avenir. Un beau potentiel de garde pour des vins de caractère.

Les vins blancs sont flatteurs et harmonieux. Les arômes expressifs aux nuances de fruits mûrs (agrumes, poires, coings) s’expriment tout en puissance et en élégance. En bouche, ils sont souples et d’une grande suavité : un style plein de charme.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne


MILLESIME 2002


"Le millésime 2002 : une grande année"


Les professionnels sont unanimes : les vendanges ont été exceptionnelles, et 2002 devrait être un très grand millésime pour la Bourgogne. Un été sec, une météo ensoleillée en septembre, de beaux raisins très concentrés en sucres…, toutes les conditions ont été réunies cette année pour obtenir des vins charpentés et complexes, avec un très beau potentiel aromatique.


Dès le début du mois de septembre, les richesses en sucres des raisins ont atteint des niveaux souvent exceptionnels, avec de très bons indices de maturité, témoins d’un bon équilibre sucres - acidité, sur chardonnay et pinot noir, comme sur gamay et aligoté.

Conséquences de cette bonne maturité, les premières dégustations permettent de découvrir des vins rouges de couleur intense de nuance grenat, et dotés de très belles structures tanniques. Selon les degrés de maturité, les vins évoquent des arômes soutenus de fruits rouges et noirs. Ils présentent une grande diversité d’expression compte tenu de la maîtrise de la production et du soin apporté à la vendange.

Les vins blancs, intenses et puissants, sont d’une grande richesse aromatique alliant fruité et minéralité. Ronds et longs en bouche, ils sont équilibrés, harmonieux.

Les vins blancs et rouges du millésime 2002 expriment pleinement les caractères de leurs terroirs respectifs et présagent d’un beau potentiel de garde.

Comme le confirme Hubert Camus, Président de l’Interprofession et viticulteur à Gevrey-Chambertin, « en 2002, les domaines et maisons ont toutes les chances d’obtenir des vins remarquables ».

Le cycle végétatif de la vigne a été marqué par la sécheresse. La maturité des raisins s’est déroulée par temps chaud et ensoleillé ponctuée de quelques orages. Ces conditions climatiques ont favorisé les phénomènes de concentration et préservé un bon état sanitaire. De plus, les vendanges ont bénéficié de conditions idéales associant ensoleillement et fraîcheur.

Source : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne